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Comment dit-on ? J’ai l’immense douleur de vous annoncer que Gwen et moi sommes séparés. Pour être exact : j’ai rompu avec Gwen. La belle aventure de Gwen et Ethan est terminée. Des textes restent en suspens. Je ne sais comment cela va évoluer. Certainement des textes d’ordre général. J’espère que Gwen va pouvoir se remettre de ce qui fut une très grande histoire à laquelle j’ai mis fin. Merci de respecter ce vide. Nul besoin de commentaire et encore moins de courrier. Je ne suis pas un dom, ni un homme, disponible. Ethan Il y a des institutions. Et certaines doivent rester en place. Dans leur jus. Dans ce qu’elles ont le plus d’iconoclaste voire décalé du monde dit moderne. Et quand je dis iconoclaste, je pense aussi à iconique.
Article jumelé : test d’une chambre d’hôte coquine et d’un martinet artisanal Eva Sybarie. C’est à la mode et c’est bien. Les chambres coquines se démocratisent. Avec leurs petites options BDSM sympathiques. Particulièrement cet accessoire que l’on trouve dans chaque club libertin même s’il est mal placé et incomplet : La Croix de Saint André. Elle représente désormais le symbole de ceux qui glissent du vanille au parfum plus épicé. Les mots écartelés 8 Usual Suspects, de Bryan Singer, 1995 Voici le sac d’étiquettes que j’ai collé à l’insu du plein gré des doms. Sait-on jamais : 4 ou 5 nouvelles catégories de dom vont peut-être éclore officiellement. C'est en tout cas ma proposition pour que puissiez vous y reconnaitre quand vous croisez des dominants et ce au-delà de leur propre identification. Les mots écartelés partie 7 Les Gardiens de la Galaxie Vol. 2 par James Gunn, 2017. Warning : ne pas lire si vous n’avez pas une réelle capacité au second degré et à la remise en question personnelle. Ils et elles n’aiment pas les cases. Surtout dans le BDSM, surtout les doms. C’est pour cela qu’il y a autant de mots pour évoquer une personne dominante. Et le spectre est trèèèèèèèès large : primal, alpha, rigger, shibariste, top, hédoniste, sensualiste, sadique, caregiver, daddy, castrateur (trice), déesse, monseigneur (j’en pince pour celui-là) prédateur (comme si primal n’était pas assez fort, à moins que ce soit lié au film du même nom)… Je passe sur toutes les traductions utilisées tel quel pour impressionner : maitre, meister, maestro, senseï…J’en oublie et le temps que je publie ce texte d’autres vocables viendront s’ajouter car il est important de spécifier son côté unique. Dors et déjà, vous avez envie de me crier un truc du genre “rigger ce n’est pas dom”, “alpha c’est au-dessus de dom”, “primal c’est être à l’écoute de ses instincts”. Oui, je vous entends. J’entends surtout l’égo qui tente par tous les moyens de se rassurer, de défendre sa tourelle de fierté. Malgré ce désir ardent de vouloir paraitre le seul si ce n’est le meilleur. Allant contre cette peur de révéler l’essence même des dominants et dominantes, je tiens à partager mes observations. Comment se dépêtrer dans les vocables de doms ? Quelques règles simples à l’usage des libertins qui veulent rencontrer dans un cadre BDSM :
Dans tous les cas on garde à l’esprit que : se soumettre est une force, dominer est une responsabilité. En Liberté de Pierre Salvadori, 2018 En fait non, ce ne sont pas les libertins que je déteste. Les libertins, pour ceux qui philosophent un peu cette pratique, pensent que c’est au travers du corps que l’on fait exploser le cerveau. C’est une activité initiée par le charme et la beauté qui libère des endorphines et va donc noyer le cerveau de vagues de jouissances. Le tout enflammé par un contexte hors des mœurs bienpensantes. La transgression sociale est l’étincelle qui enclenche le tout mais l’ensemble de l’action est classique : les caresses stimulent le plaisir. Mais ceux que j’abhorre désormais au même titre que les simili maitre du BDSM ce sont les libertins soi-disant sensibles au BDSM. En fait nos cousins d’une sexualité alternative pensent maitriser les aspects du BDSM en jouant avec des fouets en plastique, une paire de menottes et des fessées. Mais ils ne comprennent pas que le BDSM traite l’esprit avant le corps. La discipline, le bondage, la mise à disposition sexuelle et plein d’autres fétichismes précis. C’est avant tout l’esprit que l’on vise en le poussant au lâcher prise. Il y a l’acceptation, la confiance, le chemin à parcourir dans un dénuement total où on rencontre l’autre et surtout soi-même. La famille Adams, 1964 (avec Carolyn Jones et John Astin) Je considère les libertins comme des cousins. Mais ce genre de cousins que l’on croise une fois par an et dont on se dit qu’il y a quand même des personnes étranges dans la famille. Ceux qui mangent de la salade au dessert par exemple. Ou ceux qui ne disent ni chocolatine, ni pain au chocolat mais un truc du genre couque au choc. Ceux qui te demandent si tu as une bonne vieille clé à sardine pour compresser leur tube de dentifrice. Ceux qui lacent leurs chaussures avec un nœud oreille de lapin mais qu’ils appellent ça un nœud de Mickey parce que leur arrière-grand-père, spéléologue helvète fribourgeois, leur a appris comme ça quand ils avaient 3 ans. Bref, des gens gentils mais qui ne paraitraient pas différents s’ils avaient 4 yeux et parlaient alien en se léchant les sourcils avec la langue. Et, en fait, je suis conscient que c’est moi qui suis ce cousin étrange. Dans une discussion de libertin, nous sommes de ceux qui disent que ce n’est pas la femme qui décide mais le dominant ou la dominante. Ceux qui affirment que le plaisir peut venir de la contrainte, de la douleur, de l’obéissance ou d’autres choses aussi bizarres et bigarrées que la cire chaude de bougie froide, l’humiliation objetifiée et l’asphyxie par gorge profonde ou masque à gaz. Bref, oui, je sais que nous sommes un peu la famille Adams qui débarque dans une soirée bingo du troisième age. Les mots écartelés : la punition, seconde partie. Le monde ne suffit pas, Michael Apted, 1999 Seconde partie de l'étude de la punition. Ici nous abordons la pratique et les conditions de sa mise en oeuvre. 1) Les grandes règles de la punition a) La punition doit être juste Il est important pour ma soumise que je ne confonde pas punition et exercice, renforcement, dressage ou discipline. La majeure partie des soums veulent un dominant juste. Peut-être dur mais juste. La punition est la seule action qui est motivée par l’échec de la soumise. Il faut faire la différence entre un caprice du dom, un ordre, un exercice même douloureux et une sanction. Il ne faut donc pas confondre une séance d’impact comme exercice SM et une séance punitive de cravache. Il faut aussi faire la différence entre la punition et les tourments physique et psychologique que l’on peut faire subir à une soumise en séance. Celle qui concerne le fait de repousser les limites par exemple. |
Auteur
Ethan, adepte du BDSM, dominant, explorant une philosophie humaniste au travers d'une pratique socialement en marge. Archives
Septembre 2026
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