Noce blanche, Jean-Claude Brisseau, 1989. Je m'apprêtais à écrire un billet mi-goguenard mi-culturel. En commençant par une allégorie qui mélangerait cuisine et histoire. Mais je me suis fait attraper par mes propres recherches. Aspiré dans une fange dont j'ai beaucoup de mal à sortir. Des symptômes qui m'ont toujours troublé et que j'ai mis de côté depuis longtemps resurgissent. J'ai effectivement quelques signes de personne victime d'attouchements. Comme celui d'avoir l'impression de n'avoir commencé à vivre que vers 14 ans. Des détails que mon intellect reconnaît mais que mon esprit repousse. Surtout parce qu'aucun souvenir n'est apparu. Juste quelques ombres avec des regards torves. Mais sinon mon enquête sur moi-même ne révèle aucun indice probant. Des parents et grands-parents normaux. Pas d'amis bizarres de mes parents. Pas d'oncle aux actions cachées à l'horizon. Pas de situations potentielles où je me serais retrouvé seul avec des adultes inconnus comme une colonie de vacances. Rien. Et surtout, aucune peur ou trauma qui m'auraient empêché d'évoluer dans la vie. Si ce n'est une haine féroce et froide envers les pédophiles et les violeurs. Une détermination de destruction des prédateurs sexuels à qui je ne prête aucune pitié. À tel point qu'assez jeune je m'étais forgé cette opinion : je suis contre la peine de mort sauf pour une engeance humaine aux actes impardonnables et qui est incapable de rédemption. Des êtres qualifiés de loups pour l'homme qui n'ont aucune utilité et qui sont simplement toxiques. Et qu'il serait nécessaire de simplement éliminer, sans procès mais sans haine. On te surprend le pantalon sur les chevilles avec une petite fille ? Une balle dans la tête tout de suite. Sans discussion. On se débarrasse juste d'une engeance comme d'un scolopendre tropical. Voilà, c'est dit. Et au moment où je l'écris j'ai cette pierre qui me pèse sur le torse. Et je vais faire un effort pour l'oublier, respirer, avancer et revenir au sujet que je souhaite aborder : les chansons françaises qui ont glorifié les pédophiles. Et vous allez être étonnés par qui a promu la pédophilie en croyant parler d'amour ou faire avancer la société.
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Orange Mécanique, Stanley Kubrick, 1971 Ma soumise et moi avons une fiche sur un site de rencontre libertin. Parce que nous sommes des êtres pervers qui avons un fétichisme particulier : on aime le sexe sous beaucoup de formes tant que c'est dans un contexte D/s. Oui, nous sommes des fous. Et donc nous avons une passerelle qui nous permet de rencontrer des couples idem : ceux qui mélangent allègrement libertinage et BDSM. Je dis cela de manière presque honteuse car on rencontre de plus en plus de duos (en munch et autres) qui pratiquent beaucoup de choses sans "génitalité”. Un mot que je déteste alors que j'adore "nonobstant" (qui n'a rien à voir). Bref, chez nous, plaisir et discipline se mêlent intimement. Ainsi, il n'est pas rare de voir dans les annonces ou les échanges avec des couples (outre qu'ils ne veulent rien de "crade") que beaucoup rejettent toute forme de "violence". Et je dois avouer que c'est très vexant d'être catalogué a priori dans une catégorie qui fait souffrir brutalement de pauvres soumises. Après avoir publié les deux premiers textes sur la punition, certains commentaires amènent à penser que la punition reste mal comprise. Surtout que je l'ai surtout traitée comme faisant partie intégrante du BDSM. Un postulat peut être faux. Peut-on imaginer un BDSM SANS punition ? Aussi bizarre que cette question apparaisse (genre sujet du BAC de 1968 qui mène les jeunes sur les barricades) j'ai envie de dire un grand "oui mais…". Moi-même je l'utilise peu et de manière douce. Il ne faut pas se tromper : si on considère une punition comme une sanction, faire la leçon avec une grande bouche comme la mienne qui assène, des minutes durant, des arguments de vieux con qui sait tout, c'est aussi violent qu'une punition physique. Le liquide noir fumant coule en diffusant le parfum d’un réveil tranquille. Le matin paisible resplendit de petits cris d'oiseaux et de l'odeur de l'herbe coupée qui s'exhale par le truchement de la rosée matinale qui s'évapore. Mouais. Il y a toujours un moment où l'on bouscule sa tasse de café et qu'une grosse goutte vient s'étaler par terre. Il faut se pencher, essuyer. Et au moment où l'on se relève, on se cogne la tête contre la table. Pas très fort. Juste suffisamment pour s'énerver. Et ce petit choc révèle une phrase dans mon esprit : Nisi sui, nullus dominus. Nul maître, sinon de soi. Misery, Rob Reiner, 1990 Il convient d'attirer l'attention sur un danger auquel toute personne peut être confrontée : celui de retomber dans une autre relation toxique après avoir réussit à se séparer d’une première emprise. Ce phénomène, souvent négligé dans les discussions sur la guérison post-traumatique, mérite une attention particulière. Avant tout, je souhaite faire une mise au point. Ce texte concerne toute personne ayant été victime d'une relation toxique, voire sous emprise d'un pervers narcissique. Mais cela peut concerner aussi toute personne sortant d'une relation avec une personne déstabilisante. Nous sommes tous, plus ou moins, à la recherche de quelque chose. Que ce soit de l'amour ou de l'écoute. Mais surtout une forme de compréhension. Surtout dans la recherche de soi, dans l'acceptation de nos fantasmes, nos envies. L'intimité que l'on offre à l'autre est à double tranchant. Le BDSM relie les êtres par de multiples liens que j'aime à définir comme plus puissants que la relation vanille. Quand la relation se termine, les dégats sont souvent dévastateurs. Il faut se remettre. Et donc le sujet traite ci de "l'après". Warning : malgré toute l’attention que j’ai donné sur ce sujet il est possible que l’angle puisse ne pas plaire et que certains résumés puissent paraitre contradictoires selon les avis de chacun et chacune. Je tente ici de traiter l’histoire d’une seule communauté et non pas le combat, ni l’histoire du féminisme et/ou de l’homosexualité en général. J’ai écrit sans aucune idée préconçue. Au contraire. C’est dans la recherche de l’origine du vocabulaire des pratiques que j’ai (re) découvert ce mouvement et il m’a apparut intéressant de leur rendre hommage.
Comment dit-on ? J’ai l’immense douleur de vous annoncer que Gwen et moi sommes séparés. Pour être exact : j’ai rompu avec Gwen. La belle aventure de Gwen et Ethan est terminée. Des textes restent en suspens. Je ne sais comment cela va évoluer. Certainement des textes d’ordre général. J’espère que Gwen va pouvoir se remettre de ce qui fut une très grande histoire à laquelle j’ai mis fin. Merci de respecter ce vide. Nul besoin de commentaire et encore moins de courrier. Je ne suis pas un dom, ni un homme, disponible. Ethan Il y a des institutions. Et certaines doivent rester en place. Dans leur jus. Dans ce qu’elles ont le plus d’iconoclaste voire décalé du monde dit moderne. Et quand je dis iconoclaste, je pense aussi à iconique.
Article jumelé : test d’une chambre d’hôte coquine et d’un martinet artisanal Eva Sybarie. C’est à la mode et c’est bien. Les chambres coquines se démocratisent. Avec leurs petites options BDSM sympathiques. Particulièrement cet accessoire que l’on trouve dans chaque club libertin même s’il est mal placé et incomplet : La Croix de Saint André. Elle représente désormais le symbole de ceux qui glissent du vanille au parfum plus épicé. |
Auteur
Ethan, adepte du BDSM, dominant, explorant une philosophie humaniste au travers d'une pratique socialement en marge. Archives
Novembre 2025
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